Régénération Post Incendie
Chantier Participatif l Barsac, Drôme
[ Régénération post-Incendie l Drôme ]
Ralentir l’Eau l Retenir les Sols l Accompagner les Processus Naturels
Dès la fin juillet, sur un sol encore chaud, un chantier de régénération low-tech collectif s’est déployé sur une parcelle viticole touchée par l’incendie du Massif de Justin, près de Die.
(4 500 hectares partis en fumée)
Hubert & Marguerite, vignerons à Barsac, s’étaient déjà engagés dans un projet d’hydrologie régénérative avant l’arrivée du feu.
Leur démarche s’est naturellement transformée sous l’impulsion du bureau d’études Permalab, qui accompagne la ferme.
Au programme de ces 2 journées de chantier : retrouver collectivement un terrain d'action après l'impuissance générée par le violent passage des flammes.
C'est dans cette énergie partagée que nous avons documenté cette expérience avec Caroline Fontana, documentariste sonore, qui a récolté les paroles et les sons auprès des nombreux.ses bénévoles éclairé.es. engagé.es dans les talwegs (Agrinichoirs, Agribiodrôme, l'ADAF, Association MAPCa pour des rivières vivantes, Dryade...)
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💬 « Sur ce sol marneux particulièrement instable, le risque d’érosion des coteaux et des talwegs après le passage de l’incendie est majeur. », précise Félix Grippon. « Les premiers mois qui suivent un feu constituent une période décisive : c’est une fenêtre courte pour retenir les sédiments, particulièrement fertiles, avant qu’ils ne soient emportés vers l’aval. L’incendie est traumatisant pour beaucoup d’espèces vivantes, mais il constitue aussi une opportunité pour la régénération des milieux. Les ravines, combes et cours d’eau sont souvent en grand déficit de sédiments, et s’incisent avec le temps. (…) Les aménagements sont low-tech, construits entièrement à la main, selon une approche fondée sur les processus naturels : les humains ne font que poser une amorce, faite de végétaux, de matière organique et de pierres. »
⛏ A pied d’œuvre sur ce chantier expérimental et dans le même esprit, Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue, nous invite à “panser“ après les feux :
à se saisir de cette « opportunité de repenser la prévention des risques d’incendie en intégrant la réhydratation des petits chevelus hydrographiques (talwegs, ravines),
à « passer du débroussaillage énergivore à la réhydratation massive et passive des bassins versants, depuis l’amont ».
Inspirée d’outre Atlantique, « la technique du “Gully stuffing” consiste à combler les ravines avec du bois vert dans les thalwegs (non classés cours d’eau) pour ralentir l’eau depuis les têtes de bassin versant. Ceci limite les phénomènes d’incision, d’érosion régressive et de perte de sol, particulièrement accrus après un incendie ».
📷 Prises de vues : Pierre-Yves BRUNAUD
🎤 Prises de sons : Caroline FONTANA l La Bande Sonore l Inrae
🎬 Montage : Benoît FALIZE [ ✨ Special thanks ! ]
Avec les voix de :
Marguerite Ollivon l Ferme de Barsac l Chez Hubert François
Félix Grippon l Permalab l Programme AVIRHON (Permalab + ADAF + AgribioDrôme)
et aussi Éléna, Charlène, Pascale, Alex, Arthur, Ludovic, Marco et les autres...